Liens

Recommander

Recherche

Présentation



Lorsque les raisins sont ramassés et amenés au chai, la première étape passe par l'érafloir, le principe étant de séparer les graines et le jus d'un côté vers la cuve, d'un autre les rafles qui sont mises à composter. Un peu de sulfites est ajouté pour éviter l'attaque de bactéries sur les sucre des raisins.

Une journée de récolte est nécessaire pour remplir une cuve (2 jours pour les plus grandes).

La cuve pleine va rester fermée à l'abri de l'oxygène pendant 3 à 4 jours avant de partir naturellement en fermentation. Ces 3 jours de macération nous permettent de conserver les arômes des raisins.

Pendant environ 8 jours, les levures vont, petit à petit, transformer les sucres du raisin en alcool.

Nous sommes là pour les aider à accomplir leur mission, notre accompagnement est nécessaire pour assurer un suivi et être sûr que tout se déroule au mieux.

Plusieurs phénomènes vont avoir lieu en même temps : les levures, dans leur action, vont dégager du gaz carbonique (gaz mortel) et beaucoup de température (elle peut atteindre 32°C), du coup un chapeau de marc se forme au dessus du jus car toutes les graines sont remontées apar l'effet du CO2. L'objectif est de leur apporter de l'oxygène naturel en réalisant des « remontages »: du bas de la cuve, le jus tombe dans un bac et, à l'aide d'une pompe, on le remonte sur le dessus de la cuve.

Ces remontages sont essentiels en cours de fermentation pour d' autres raisons, d'une part il est important d'humidifier le chapeau de marc pour éviter les moisissures et d'un autre côté, on cherche à homogénéiser le moût en fermentation.

Dès la fin de la fermentation alcoolique, les remontages sont stoppés et la cuve fermée, le vin entre en macération finale, macération qui va nous permettre de stabiliser la couleur du vin pour l'avenir.

Il est indispensable de déguster les vins tous les 2 à 3 jours afin de suivre l'évolution du goût et surtout pour détecter d'éventuels mauvais goûts.

La macération peut durer 1 à 3 semaines. Puis il faut écouler le vin de la cuve (vin de goutte) dans le but de procéder au décuvage : on va devoir sortir l'ensemble des graines (le marc) à la pelle, tout en faisant attention au CO2 (toujours mortel !)

Ce marc, une fois pressé donne le vin de presse qui sera, au printemps, assemblé au vin de goutte.

Au cours de l'hiver, a lieu une seconde fermentation pendant laquelle les batéries lactiques vont transformer l'acide malique en acide lactique. L'acidité diminue, le vin s'arrondit et ne sera que plus agréable à déguster.

En attendant le moment des assemblages, les vins vont passer plusieurs mois soit en cuve soit en fût de chêne.

Vers un nouveau départ


Dans notre chai à barriques, sombre et légèrement humide à souhait, dorment les vieux fûts où, lentement, nos vins s'affinent...

Mais, depuis quelques mois, cette pénombre paisible s'illumine et s'anime deux fois par semaine; des parfums et des couleurs insolites peuplent l'obscurité de ce lieu tranquille.

Sur des planches posées sur les barriques s'alignent, fraîchement ramassés, laitues, radis, carottes, poireaux et autres légumes de notre jardin! Car, depuis le mois de mai, nous avons élargi le cercle de nos différentes productions. Nous proposons, localement, des paniers de légumes bio – Nombreux sont ceux qui, autour de nous, se sont lassés des produits peu attrayants, et sans doute peu sains, que leur proposaient les supermarchés – Ils sont donc heureux de trouver près de chez eux des légumes de saison fraîchement cueillis.

Il y a un peu plus de 25 ans, nous nous étions déjà lancés dans le maraîchage; nous vendions alors nos produits sur des marchés proches de Bordeaux. Mais le travail de la vigne devenant plus prenant, nous avions alors tout arrété; à notre grand regret...

 

C'est donc avec un grand plaisir que nous avons aujourd'hui relancé cette activité. Nous avons, l'hiver dernier, réinstallé une grande serre qui nous a permis, le printemps venu, de fournir nos premiers clients en salades, radis, blettes, betteraves, navets, haricots verts...

Désormais, le rythme est pris: deux fois par semaine, nous ramassons, sur commande, les légumes nécessaires. Nos clients apprécient de retrouver des variétés traditionnelles, mais aussi d'en découvrir qu'ils connaissent moins voire pas du tout: le chou-rave, les épinards « mais c'est bon !», une variété de betterave italienne blanche et rose... Nous proposons ainsi chaque fois une dizaine de légumes et fruits, et quelques recettes pour les cuisiner...

Notre jardin d'hiver a pris ses quartiers là où, il y a encore peu de temps, poussait la vigne. Poireaux, carottes, épinards, fenouil partagent le terrain avec les plantes qui abondaient entre les rangs de vigne; l'or éclatant des soucis et le rose tendre des fumeterres étoilent les différents verts de nos plantations...

Bien sûr, cela représente beaucoup de travail: les semis, les repiquages, les binages, l'éternel desherbage, toujours à recommencer... mais quel plaisir que le moment de la récolte, de voir la beauté et la qualité des légumes et, surtout, de constater à quel point ils sont appréciés de ceux qui les dégustent!

Nous voici donc partis pour une nouvelle aventure! Après le travail de la vigne, la découverte du chai et du bonheur de pouvoir « faire » son vin et de le faire partager et apprécier autour de nous, nous avons eu envie de créer une activité peut-être plus indispensable, plus immédiate, qui réponde aux besoins des gens proches de chez nous.


Nous n'avons pas eu besoin de faire une quelconque publicité, nos premiers clients en ont parlé autour d'eux et, petit à petit au cours de l'été, leur nombre s'est étoffé.

Les vendanges sont finies et notre paysage s'est paré de toutes ses couleurs automnales. Désormais, l'habitude est bien prise de voir le mercredi et le samedi nos petits groupes d'amateurs de bonnes choses venir chercher leur panier « fraîcheur », comme ils aiment à l'appeler.

Et nous espérons bien que cette activité est installée pour longtemps et qu'elle va pouvoir proposer de plus en plus de produits variés et de qualité.

 


Le changement climatique existe, nous l'avons rencontré; nous, paysans, qui vivons au jour le jour dans la nature, nous le ressentons durement: extrêmes climatiques ou saisons décalées comme nous l'avons vécu cette année; printemps humide et malgré cela, déficit en eau; été frais suivi d'un automne bien chaud et très sec.

La vigne subit ces assauts et en souffre beaucoup; le froid tardif d'avril a atteint les jeunes bourgeons, l'été humide a apporté son lot de maladie et la sècheresse de septembre a vidé les graines de leur jus; au final, un très faible rendement mais point positif, le vin sera excellent!

Les difficultés sur la vigne et le vin nous ont amené à une réflexion qui nous a fait remettre en cause la monoculture de la vigne et à envisager d'autres pistes: la première que nous avons démarrée ce printemps concerne la production légumière sous forme de paniers pour une consommation locale; Pour la suite, nous pensons continuer la diversification pour avoir une ferme en polyculture-élevage qui correspond mieux à notre conception de la « biodynamie »



Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés